azizgueye

25 février, 2010

Jusqu’où peut aller Al-Qaïda ?

Classé sous Non classé — azizgueye @ 7:21

Depuis la fin de 2007, Nouakchott est la cible des djihadistes. Une menace insaisissable qui soulève bien des questions. Le 1er février, un ancien juge antiterroriste et quatre experts en sécurité ont quitté Nouakchott. L’Union européenne (UE) les avait mandatés pour élaborer une stratégie permettant de mieux lutter contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). La nébuleuse terroriste a commencé à prendre la Mauritanie pour cible en décembre 2007, avec l’assassinat de quatre touristes français. Depuis, c’est la série noire : carnage lors de l’attaque d’une patrouille militaire dans le désert en septembre 2008, meurtre d’un humanitaire américain en plein Nouakchott en juin 2009, attentat-suicide – le premier dans l’histoire du pays – contre l’ambassade de France en août, enlèvement de trois volontaires espagnols en novembre, puis d’un couple italo-burkinabè en décembre… AQMI varie ses méthodes et ses cibles, frappe dans le Nord comme dans le Sud et trouve des relais locaux. La menace devient insaisissable. Pour Mohamed Ould Abdelaziz, c’est un défi. Avec son uniforme de général et sa réputation d’homme fort, il s’est présenté comme un rempart contre le terrorisme lors du putsch d’août 2008. Élu à la présidence un an plus tard, il a renouvelé sa promesse, pour que « la société mauritanienne demeure ce qu’elle a toujours été par le passé […], paisible et tolérante ». Ses paroles n’ont visiblement pas porté leurs fruits. Coup de projecteur sur une menace insaisissable. Pourquoi la Mauritanie ? Avatar du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, AQMI « cherche à donner la preuve que son champ d’action n’est plus limité à l’Algérie », explique Mohammed Benhammou, président du Centre marocain d’études stratégiques. Selon lui, le pays a l’avantage d’être « un territoire mou ». En clair, un territoire que l’État contrôle mal parce qu’il est vaste (1 million de km2) et très peu peuplé (3 habitants au km2). Objet d’une surveillance approximative, les frontières avec l’Algérie et le Mali, bases arrières d’AQMI, sont faciles à franchir. Autre atout pour AQMI : contrairement à leurs homologues algériennes, rompues à la lutte antiterroriste depuis le début des années 1990, la police et l’armée mauritaniennes n’ont pas été formées pour faire face à ce phénomène. Leur équipement est également insuffisant (satellites et hélicoptères notamment). En revanche, « les motivations idéologiques sont absentes », estime un ancien ministre. Il était possible, en 2007 et en 2008, de croire que la présence d’une ambassade d’Israël à Nouakchott nourrissait l’ire d’AQMI. Mais le gel des relations avec l’État hébreu, en janvier 2009, n’a pas mis fin aux attentats. « Cela réduit le problème à un défi de sécurité », poursuit la même source. AQMI ne présentant aucune revendication précise, la réponse aux attentats ne peut être politique. Le développement fait cependant partie de la solution. Pauvreté, chômage, oisiveté, petits larcins : à voir le parcours de Sidi Ould Sidina, l’un des assassins présumés des touristes français, le jeune homme a choisi le djihad à défaut d’autres horizons. Y a-t-il des cellules d’AQMI ? Le terme « cellule » est souvent mal employé. Il évoque dans les imaginaires un groupuscule organisé, doté de moyens importants, en liaison avec une « maison mère ». La réalité est plus triviale. Selon une source bien informée, trente à cinquante individus en Mauritanie seraient passés par les camps d’AQMI en Algérie et dans le nord du Mali. Pour éviter d’être repérés, ces « camps » sont en réalité des campements itinérants. Les vivres sont enterrés entre les déplacements. Le séjour – quinze jours, rapporte Sidi Ould Sidina dans le procès-verbal de son interrogatoire – consiste en général à regarder des cassettes vidéo sur le djihad et à apprendre les rudiments du maniement des armes. Les recrues sont réparties en petits groupes de deux ou trois. Elles pénètrent dans le pays avec une mission : « Braquer les touristes, les tuer après leur avoir pris leurs biens », dans le cas de Sidi Ould Sidina. Mais à elles de trouver leur cible et les moyens de passer à l’acte. Un amateurisme se dégage des attentats perpétrés en Mauritanie. Tremblant en actionnant sa ceinture d’explosifs, le kamikaze du 8 août est le seul à avoir trouvé la mort ce jour-là. Il arrive aussi que des sous-traitants s’improvisent collaborateurs d’AQMI. Une semaine sépare souvent les actes de leurs revendications. Le temps pour des bandits de grand chemin de négocier avec l’organisation pour qu’elle reprenne le crime à son compte ? Vu les enlèvements, plusieurs experts le pensent. « On rentre dans une dérive mafieuse à la colombienne », estime une source sécuritaire à Nouakchott, rappelant que les Forces armées révolutionnaires de Colombie disposent d’un « stock d’otages qu’elles n’ont pas enlevés ». Comment les autorités gèrent-elles la menace ? En 2007 et en 2008, sous la présidence de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le discours officiel niait la réalité de la menace. Son tombeur, Mohamed Ould Abdelaziz, en est bien conscient. Un « groupement d’intervention spécial », qui patrouille surtout dans le Nord, a été créé. « Pour l’équipement et le personnel, un effort a été fait, constate un colonel. Avant, les gens étaient dans les casernes. » Mais, selon plusieurs experts, la démonstration de force n’est pas la bonne réponse. « On lutte contre le terrorisme par le renseignement », assure un ancien responsable. Le système est encore fragile. Sous le règne de Maaouiya Ould Taya (1984-2005), une tradition de renseignement s’est mise en place. Affaiblie sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi, elle revit tant bien que mal aujourd’hui. « Sa faiblesse est qu’il n’y a pas de système, tout repose sur deux ou trois hommes forts », indique une source sécuritaire. Si les services de renseignements ont du mal à prévenir les attentats, leurs auteurs finissent néanmoins derrière les barreaux. Sur le conseil des religieux, les autorités expérimentent depuis la mi-janvier une autre solution. Elles ont ouvert un dialogue avec les quelque quatre-vingts salafistes détenus à la prison centrale de Nouakchott. Tous sont en passe d’être jugés. Objectif : les conduire au repentir et les désolidariser ainsi d’AQMI­. Les intéressés se divisent en deux groupes : ceux qui n’ont pas de sang sur les mains mais qui ont collaboré – en hébergeant un terroriste, par exemple –, et les autres. Seront-ils amnistiés ? « C’est une négociation qui ne dit pas son nom », redoute une source. « La justice continue parallèlement à faire son travail, rassure-t-on au ministère des Affaires islamiques, avant de reconnaître : s’ils se repentent, la justice sera probablement plus clémente. » Bref, un pari risqué. Car le dialogue peut aussi dédramatiser la punition encourue par les terroristes. Qui sont les partenaires de l’État ? Visite de Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées, en octobre, réaffirmation de la confiance de Nicolas Sarkozy quelques jours plus tard : la Mauritanie peut compter sur la France. En janvier, Paris a envoyé du matériel militaire à Nouakchott. La France contribue aussi à la formation de la police et de la gendarmerie et partage des informations. Mais c’est insuffisant. Les experts insistent : le problème est régional. L’échange de renseignements – sur les déplacements, la biographie des terroristes – entre la Mauritanie et ses voisins est donc nécessaire. Le Maroc a répondu présent. Déjà, en décembre 2007, il a fait analyser les douilles récupérées après l’assassinat des Français. Selon plusieurs sources, l’Algérie est coopérative. Les relations avec le Mali sont en revanche plus délicates. « On espère que Bamako va faire plus d’efforts », dit un diplomate.

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Or noir : la grande illusion

Classé sous Non classé — azizgueye @ 7:18

Cinq ans après l’euphorie née de la découverte de plusieurs gisements, la « nouvelle ère pétrolière » est loin d’avoir tenu ses promesses. Retour sur un rêve – pour le moment – déçu.

 Le pétrole a eu un impact très faible sur l’économie. Il n’a pas changé grand-chose à la vie des gens. Aujourd’hui, les revenus de l’or noir représentent moins de 5 % du budget de l’État. » Tel est le bilan dressé par le ministre mauritanien des Finances, Ousmane Kane, des cinq premières années de l’ère pétrolière en Mauritanie­. Il est déçu, mais n’accuse personne : « En 2005, les compagnies étaient de bonne foi. Ce sont des problèmes techniques qui sont à l’origine de la chute de la production. » Celle-ci est en effet passée de 65 000 barils par jour (b/j) en février 2006, lors de l’inauguration du gisement de Chinguetti (à 80 km au large de Nouakchott), à 10 000 b/j en septembre 2007, au moment de la passation entre l’opérateur australien Woodside et la compagnie malaisienne Petronas. Cette dernière ayant beaucoup investi dans l’amélioration des techniques d’extraction, la production est remontée à 17 000 b/j à la fin de 2008. Comment en est-on arrivé là ? Et quelles sont les perspectives ?

Vastes bassins sédimentaires

La Mauritanie intéresse les compagnies pétrolières américaines et européennes (Amoco, Mobil, Texaco, Esso, Shell, notamment) depuis son indépendance, en 1960. Le pays possède en effet de vastes bassins sédimentaires, qui se trouvent dans le prolongement des nappes géologiques de l’Algérie (le bassin du Taoudenni sur 500 000 km2) et qui s’étendent jusqu’à la mer (bassin côtier et offshore sur 184 000 km2). Plus de la moitié de la superficie de la Mauritanie est donc « potentiellement » riche en hydrocarbures. Plusieurs forages avaient été effectués, mais le seul qui ait donné des indices de gaz naturel se trouvait dans le désert, à Abolag. Inexploitable. C’était en 1974, à une époque où les compagnies préféraient le pétrole facile du Moyen-Orient ou du golfe de Guinée. Une époque aussi où les Mauritaniens ne pensaient qu’à leurs ressources traditionnelles : commerce de denrées alimentaires (thé, sucre, riz), pêche (artisanale et industrielle) et minerai de fer.

Vingt ans plus tard, le pétrole revient sur le devant de la scène… par un heureux hasard. En 1994, le géologue australien Max de Vietri débarque dans le désert de l’Akjoujt à la recherche d’une mine d’or. Il dévie de sa mission initiale lorsqu’il découvre des archives intéressantes sur l’or noir. Il flaire le jackpot, crée une petite compagnie, Elixir, et entraîne avec lui d’autres sociétés australiennes, Woodside et Hardman. Le gouvernement de Maaouiya Ould Taya laisse faire. Après tout, cela ne lui coûtera rien. Les opérateurs promettent d’investir 500 millions de dollars dans l’exploration du bassin offshore. L’aventure commence avec un forage à quitte ou double (wildcat­) à Chinguetti : le pétrole jaillit le 13 mai 2001 à l’aube. Le gouvernement donne des consignes fermes de black-out total. Inutile d’alerter le peuple, on ne sait jamais comment il va réagir… Après d’autres forages d’appréciation, on évalue le pétrole « récupérable » de Chinguetti entre 135 et 150 millions de barils. Dans la même zone maritime (très profonde), on continue de creuser. Le pétrole jaillit encore à quatre reprises. On découvre ainsi les champs de Banda (2002), Tiof (2003), Pélican (2003) et Tevet (2004). Les opérateurs, dont les actions grimpent en Bourse, annoncent que les réserves potentielles globales varient entre 1 milliard et 2 milliards de barils (pétrole et gaz naturel). Banco ! La Mauritanie va devenir un (grand) producteur de pétrole : 75 000 b/j pour Chinguetti dès 2005 et 200 000 b/j pour les cinq gisements en 2010. Comme le Tchad, qui inaugurait en 2003 son oléoduc, la Mauritanie se met à rêver.

Face aux découvertes successives, le gouvernement finit par annoncer, en 2004, l’octroi d’une concession de production d’une durée de vingt-cinq ans au consortium dirigé par Woodside. Et avant même le remplissage du premier tanker, Ould Taya décide par décret, le 17 janvier 2005, de multiplier par cinq le salaire minimum (de 4 300 à 21 000 ouguiyas, soit de 16 à 79 dollars). Les compagnies de renom frappent à la porte : Total et Gaz de France, Repsol, British Gas, Shell, CNPCIM… Elles rejoignent les « petites sœurs » déjà présentes : Dana, Energem, Wintershall, Tullow Oil, Roc Oil ainsi que Baraka et Brimax (les joint-venture formés alors par Max de Vietri). Les deux bassins sédimentaires sont découpés en parcelles pour satisfaire toutes les demandes de permis.

Recrutement bâclé

Mais les premières complications apparaissent sur Chinguetti : le gisement est très difficile d’accès (2 600 m de profondeur). Il faut donc apporter un grand soin au creusement des puits de production et au réglage du débit. Si ces opérations sont mal faites, le gisement se referme sur lui-même et ne donnera que 10 % ou 20 % de son potentiel. Woodside reporte la mise en production de trois mois, à février 2006. Mais l’opérateur se heurte à la demande pressante du gouvernement d’aller plus vite. Après le putsch manqué de juin 2003 et la fin du procès de ses auteurs (février 2005), Ould Taya voulait disposer d’un maximum d’argent frais pour financer son programme électoral, qui battait de l’aile (son mandat arrivait à échéance en 2009). « L’opérateur Woodside fut contraint d’accélérer le développement de Chinguetti. Le recrutement des employés fut hâtif et bâclé. La pression exercée sur les équipes techniques causa un stress considérable », explique aujourd’hui Max de Vietri, qui a cédé ses parts et quitté le pays pour s’installer à Perth, en Australie, où il prépare une thèse de doctorat dont le thème est « pétrole et environnement sociopolitique ». Ces erreurs techniques ne sont donc pas seulement du fait de Woodside, qui fut accusé de tous les maux après le renversement d’Ould Taya (3 août 2005) et qui a dû revendre sa concession à Petronas (septembre 2007) pour 418 millions de dollars en mettant à jour, à l’amiable, ses comptes avec la Mauritanie (100 millions de dollars).

L’espoir demeure

Avec la consolidation de Mohamed Ould Abdelaziz à la tête de l’État et l’arrivée d’une nouvelle classe d’explorateurs (malaisiens, chinois, français, britanniques), la Mauritanie se prend de nouveau à rêver d’un eldorado pétrolier en mer comme dans le désert. Les forages d’appréciation des gisements connus semblent très prometteurs. Total termine son forage exploratoire dans le Taoudenni. Selon le FMI, la production annuelle pourrait quadrupler, passant de 5 millions de barils en 2010 à 20 millions en 2015. Les autorités ont nettoyé la carte des permis en éliminant les compagnies « dormantes » et en réduisant la taille des blocs. Elles sont en train de mettre la dernière main au nouveau code pétrolier, qui devrait être promulgué d’ici à la fin de l’année. Il instituera la pratique des « bonus » de signature dans les contrats d’exploration, de production et d’extension (ce qui pourrait rapporter à l’État plusieurs millions de dollars par contrat) et un meilleur suivi du cahier des charges. Les octrois de permis seront soumis à des procédures transparentes.

Fini les dessous-de-table et le gré à gré. Fini la gourmandise. En 2005, on avait oublié le dicton mauritanien selon lequel « ce qui représente le plus grand danger pour les lèvres, ce sont les dents ». Les autorités ont retenu la leçon et font désormais preuve de patience. « Nous savons que le pétrole existe. Avoir de l’argent tout de suite, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est de bien le gérer. Pour cela, le pays est en train de se mettre en ordre de marche. Il s’organise afin d’utiliser à bon escient les ressources futures », conclut Ousmane Kane. 

Le pétrole a eu un impact très faible sur l’économie. Il n’a pas changé grand-chose à la vie des gens. Aujourd’hui, les revenus de l’or noir représentent moins de 5 % du budget de l’État. » Tel est le bilan dressé par le ministre mauritanien des Finances, Ousmane Kane, des cinq premières années de l’ère pétrolière en Mauritanie­. Il est déçu, mais n’accuse personne : « En 2005, les compagnies étaient de bonne foi. Ce sont des problèmes techniques qui sont à l’origine de la chute de la production. » Celle-ci est en effet passée de 65 000 barils par jour (b/j) en février 2006, lors de l’inauguration du gisement de Chinguetti (à 80 km au large de Nouakchott), à 10 000 b/j en septembre 2007, au moment de la passation entre l’opérateur australien Woodside et la compagnie malaisienne Petronas. Cette dernière ayant beaucoup investi dans l’amélioration des techniques d’extraction, la production est remontée à 17 000 b/j à la fin de 2008. Comment en est-on arrivé là ? Et quelles sont les perspectives ?

Vastes bassins sédimentaires

La Mauritanie intéresse les compagnies pétrolières américaines et européennes (Amoco, Mobil, Texaco, Esso, Shell, notamment) depuis son indépendance, en 1960. Le pays possède en effet de vastes bassins sédimentaires, qui se trouvent dans le prolongement des nappes géologiques de l’Algérie (le bassin du Taoudenni sur 500 000 km2) et qui s’étendent jusqu’à la mer (bassin côtier et offshore sur 184 000 km2). Plus de la moitié de la superficie de la Mauritanie est donc « potentiellement » riche en hydrocarbures. Plusieurs forages avaient été effectués, mais le seul qui ait donné des indices de gaz naturel se trouvait dans le désert, à Abolag. Inexploitable. C’était en 1974, à une époque où les compagnies préféraient le pétrole facile du Moyen-Orient ou du golfe de Guinée. Une époque aussi où les Mauritaniens ne pensaient qu’à leurs ressources traditionnelles : commerce de denrées alimentaires (thé, sucre, riz), pêche (artisanale et industrielle) et minerai de fer.

Vingt ans plus tard, le pétrole revient sur le devant de la scène… par un heureux hasard. En 1994, le géologue australien Max de Vietri débarque dans le désert de l’Akjoujt à la recherche d’une mine d’or. Il dévie de sa mission initiale lorsqu’il découvre des archives intéressantes sur l’or noir. Il flaire le jackpot, crée une petite compagnie, Elixir, et entraîne avec lui d’autres sociétés australiennes, Woodside et Hardman. Le gouvernement de Maaouiya Ould Taya laisse faire. Après tout, cela ne lui coûtera rien. Les opérateurs promettent d’investir 500 millions de dollars dans l’exploration du bassin offshore. L’aventure commence avec un forage à quitte ou double (wildcat­) à Chinguetti : le pétrole jaillit le 13 mai 2001 à l’aube. Le gouvernement donne des consignes fermes de black-out total. Inutile d’alerter le peuple, on ne sait jamais comment il va réagir… Après d’autres forages d’appréciation, on évalue le pétrole « récupérable » de Chinguetti entre 135 et 150 millions de barils. Dans la même zone maritime (très profonde), on continue de creuser. Le pétrole jaillit encore à quatre reprises. On découvre ainsi les champs de Banda (2002), Tiof (2003), Pélican (2003) et Tevet (2004). Les opérateurs, dont les actions grimpent en Bourse, annoncent que les réserves potentielles globales varient entre 1 milliard et 2 milliards de barils (pétrole et gaz naturel). Banco ! La Mauritanie va devenir un (grand) producteur de pétrole : 75 000 b/j pour Chinguetti dès 2005 et 200 000 b/j pour les cinq gisements en 2010. Comme le Tchad, qui inaugurait en 2003 son oléoduc, la Mauritanie se met à rêver.

Face aux découvertes successives, le gouvernement finit par annoncer, en 2004, l’octroi d’une concession de production d’une durée de vingt-cinq ans au consortium dirigé par Woodside. Et avant même le remplissage du premier tanker, Ould Taya décide par décret, le 17 janvier 2005, de multiplier par cinq le salaire minimum (de 4 300 à 21 000 ouguiyas, soit de 16 à 79 dollars). Les compagnies de renom frappent à la porte : Total et Gaz de France, Repsol, British Gas, Shell, CNPCIM… Elles rejoignent les « petites sœurs » déjà présentes : Dana, Energem, Wintershall, Tullow Oil, Roc Oil ainsi que Baraka et Brimax (les joint-venture formés alors par Max de Vietri). Les deux bassins sédimentaires sont découpés en parcelles pour satisfaire toutes les demandes de permis.

Recrutement bâclé

Mais les premières complications apparaissent sur Chinguetti : le gisement est très difficile d’accès (2 600 m de profondeur). Il faut donc apporter un grand soin au creusement des puits de production et au réglage du débit. Si ces opérations sont mal faites, le gisement se referme sur lui-même et ne donnera que 10 % ou 20 % de son potentiel. Woodside reporte la mise en production de trois mois, à février 2006. Mais l’opérateur se heurte à la demande pressante du gouvernement d’aller plus vite. Après le putsch manqué de juin 2003 et la fin du procès de ses auteurs (février 2005), Ould Taya voulait disposer d’un maximum d’argent frais pour financer son programme électoral, qui battait de l’aile (son mandat arrivait à échéance en 2009). « L’opérateur Woodside fut contraint d’accélérer le développement de Chinguetti. Le recrutement des employés fut hâtif et bâclé. La pression exercée sur les équipes techniques causa un stress considérable », explique aujourd’hui Max de Vietri, qui a cédé ses parts et quitté le pays pour s’installer à Perth, en Australie, où il prépare une thèse de doctorat dont le thème est « pétrole et environnement sociopolitique ». Ces erreurs techniques ne sont donc pas seulement du fait de Woodside, qui fut accusé de tous les maux après le renversement d’Ould Taya (3 août 2005) et qui a dû revendre sa concession à Petronas (septembre 2007) pour 418 millions de dollars en mettant à jour, à l’amiable, ses comptes avec la Mauritanie (100 millions de dollars).

L’espoir demeure

Avec la consolidation de Mohamed Ould Abdelaziz à la tête de l’État et l’arrivée d’une nouvelle classe d’explorateurs (malaisiens, chinois, français, britanniques), la Mauritanie se prend de nouveau à rêver d’un eldorado pétrolier en mer comme dans le désert. Les forages d’appréciation des gisements connus semblent très prometteurs. Total termine son forage exploratoire dans le Taoudenni. Selon le FMI, la production annuelle pourrait quadrupler, passant de 5 millions de barils en 2010 à 20 millions en 2015. Les autorités ont nettoyé la carte des permis en éliminant les compagnies « dormantes » et en réduisant la taille des blocs. Elles sont en train de mettre la dernière main au nouveau code pétrolier, qui devrait être promulgué d’ici à la fin de l’année. Il instituera la pratique des « bonus » de signature dans les contrats d’exploration, de production et d’extension (ce qui pourrait rapporter à l’État plusieurs millions de dollars par contrat) et un meilleur suivi du cahier des charges. Les octrois de permis seront soumis à des procédures transparentes.

Fini les dessous-de-table et le gré à gré. Fini la gourmandise. En 2005, on avait oublié le dicton mauritanien selon lequel « ce qui représente le plus grand danger pour les lèvres, ce sont les dents ». Les autorités ont retenu la leçon et font désormais preuve de patience. « Nous savons que le pétrole existe. Avoir de l’argent tout de suite, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est de bien le gérer. Pour cela, le pays est en train de se mettre en ordre de marche. Il s’organise afin d’utiliser à bon escient les ressources futures », conclut Ousmane Kane. 

Les ministres de l’intérieur et de l’hydraulique: « les prix des denrées doivent rester à la portée du citoyen »

Classé sous Non classé — azizgueye @ 7:14

Nouakchott, 14 fév (AMI) – Les prix de l’eau et des produits alimentaires doivent rester à la portée de tous les citoyens », c’est ce qu’ont déclaré les ministres de l’intérieur et de la décentralisation et de l’hydraulique et de l’assainissement respectivement MM. Mohamed Ould Boilil et Mohamed Lemine Ould Aboyé.
Les ministres ont fait cette déclaration au cours de deux réunions avec les autorités administratives et municipales des moughataa de Dar Naim et de Toujounine à Nouakchott dans lesquelles ils se sont informé sur la situation des prix de l’eau et des denrées alimentaires.
Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de faire face, avec fermeté à ceux qui abusent de l’intérêt des citoyens.
Ils ont appelé les autorités administratives et municipales et les responsables de leurs deux départements à la rigueur en matière de contrôle et à oeuvrer pour éviter tout dérapage dans ce domaine.
Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a, dans ce cadre, dit que dorénavant, il n’y aura pas de tergiversation avec ceux qui arrosent leur périmètre à Nouakchott en portant préjudice à la conduite d’eau de la ville.
Il a souligné que cette visite intervient en application des instructions du président de la république, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz aux ministres au cours de la réunion du gouvernement et donnant consigne de veiller à la stabilité des prix.
Il a précisé que le prix de la tonne d’eau est fixé à 99 ouguiya (UM) seulement et qu’il n’est pas acceptable que ce prix dépasse la marge bénéficiaire autorisée aux distributeurs.
M. Mohamed Ould Boilil a indiqué que les autorités prendront une série de mesures pour limiter la hausse des prix constatée au niveau de l’eau et de certains produits alimentaires comme l’ouverture de 3 boutiques témoins au niveau de chaque moughataa et l’augmentation du quota de chaque moughataa en eau à travers le pompage ou le recours aux citernes ainsi qu’aux fontaines publiques.
Le ministre de l’hydraulique a relevé, de son côté, que l’Etat a mobilisé tous les moyens nécessaires dans tous les coins de la capitale et à des prix modiques et que la SNDE restera toujours prête à faire face à toute éventualité dans ce domaine en attendant le parachèvement du projet Aftout Sahli qui permettra de résoudre les problèmes d’eau de la capitale.
M. Mohamed Lemine Ould Aboyé a ajouté que la responsabilité du département de l’hydraulique prend fin dès que la SNDE disponibilise l’eau dans les bassins, fontaines publiques, à l’intérieur du réseau en plus de la disponibilisation de camions citernes dans les quartiers précaires ou enclavés.
Le ministre a donné ses instructions aux responsables de la SNDE qui l’accompagnaient pour ouvrir de nouvelles fontaines publiques, relever le niveau du pompage de l’eau dans le réseau, réhabiliter les anciennes fontaines publiques qui ne fonctionnent pas et faire preuve de rigueur en matière de surveillance et de contrôle notamment s’agissant de la conduite principale.
Les deux ministres ont écouté les principaux problèmes et obstacles à l’origine de la hausse des prix de l’eau et des produits alimentaires qui reviennent selon les maires des communes de Dar Naim et Toujounine à la volonté de certains de chercher à tout prix le bénéfice même au détriment de l’intérêt de tous.
les 2 ministres ont pu s’enquérir de l’avancement des travaux du réservoir de Toujounine en cours construction et de certains points de distribution dans la même moughataa.
Les deux ministres étaient accompagnés au cours de cette visite par le secrétaire général du département de l’hydraulique, le wali de Nouakchott le directeur général de la SNDE et plusieurs autres responsables des ministères de l’intérieur et de la décentralisation et de l’hydraulique et de l’assainissement.
AMI

7 avril, 2007

Nos négresses Blanches : Crise d’identité ou Révolution Esthétique ?

Classé sous Non classé — azizgueye @ 15:14

La dépigmentation est un véritable phénomène de société. Elle s’étale comme la toile d’araignée mondiale. Les fabricants des produits soient d’origines pharmaceutique ou cosmétique, profitent le maximum possible en mettant en place des politiques commerciales dynamiques. Les laboratoires qui fabriquent ces produits ne sauraient-ils pas, qu’en outre des vertus de soins dermatologiques, que leurs produits sont utilisés à des fins contre-indiquées ?

Si c’est monnaie courante de voir une bonne dame changer de voiles, de boubous indigo et d’humeur, il n’est pas du moins pour le teint. Elles allouent un budget conséquent par rapport à leur revenu pour s’éclaircir. Certaines moins fortunées ou appartenant à une famille où la dépigmentation reste un sujet tabou, n’hésiteraient pas à grignoter la « Dépense Quotidienne » pour se procurer d’un lait, d’un savon ou d’une crème, du fait que ces produits se vendent aussi dans les lieux où elles font leur marché.
Par le passé, seules parmi quelques rares « Mourabitates » noires que l’on trouvait, des maîtresses dans l’art de changer de « couleur ». Mais au fur et à mesure on a vu ce phénomène de société qu’est la dépigmentation toucher toutes les composantes de « Mourabitates ». Les « Bidaniyates » qui, avant se contentaient des bains Hammam et des voiles  » Nileu », le helwa et à la limite le « Poudar Aleyatt » pour prendre soin de leur corps et de leur teint, se blanchir d’avantage par l’utilisation des produits de dépigmentation. Tous les prétextes sont là pour contourner le sujet : corriger les tâches, lutter contre les boutons, soigner les dermatoses. Sont rares les intéressées qui reconnaissent publiquement qu’elles portent un teint artificiel, certaines d’entre elles vont jusqu’à oser affirmer qu’elles n’utilisent aucun produits de dépigmentation, c’est leur teint naturel. « Malou El véavi » !
Au moment où les fameuses Laobés du pays de Gorgui, réputées consommatrices aguerries de corticoïdes et d’hydroquinone et ce depuis les années 70, adhèrent à la nouvelle mode  » Naturel « . Elle consiste à préserver leur teint tel quel. Et c’est d’ailleurs d’où vient le mot wolof « Khessal » qui veut dire « Dépigmentation ». Les « Mourabitates » connectées sur la mode sénégalaise via la télévision, devraient sans tarder se lancer dans ce sens.
Le teint est certes un élément déterminant de la beauté mais pas un tout, me précise une spécialiste de la place. Au fait, tous les teints se valent, au point de vue charme, il suffit tout simplement de le mettre en valeur ou de le traiter, en cas de maladie, pour atteindre les résultats escomptés, poursuit la spécialiste, mais pas au point d’abuser de l’utilisation de certains produits destinés aux soins dermatologiques pour au bout du compte voir sa peau et son teint se dégrader.

La dépigmentation, un business florissant

Cela est un enseignement bien entendu à tirer par les fabricants des produits cosmétiques face aux « Labos » qui leur raflent une part du marché de la « beauté » qui n’est pas globalement leur domaine. Face à cette situation, les fabricants de cosmétique plagient les formules chimiques « magiques » en les colorant d’arômes cachant l’odeur fade et le tout bien enveloppé dans des emballages conçues par d’habiles designers portant un nom de rêve. La concurrence ne dit pas son nom, mais elle n’est pas loin de là.

Rien qu’en léchant les vitrines des boutiques de cosmétiques à Nouakchott qu’elle soit haut de gamme ou bon marché, on se rend compte très vite à quel point les produits « blanchissants » y sont représentés. Ils occupent une part de choix dans le marché de la « beauté » : Néprosone, Civic, dermalux des produits à base d’hydroquinone, il y’a aussi les dermovate et movate venant d’Italie à base de corticoïdes, j’en passe. La quasi-totalité des gammes de savon, lait et crème les plus convoitées ont des vertus éclaircissantes. L’éventail de ces produits est varié, suivant le prix, la marque mais surtout l’efficacité. Allant des produis provenant des Etats-Unis ou de l’Europe, passant par les produits fabriquées en Afrique précisément au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Sénégal etc. et enfin les plus dangereux : des produits fabriqués artisanalement à base d’Asepo ou tout simplement des produits destinés à défriser les cheveux les plus crépus ou des shampoings. Certaines d’entre elles n’hésiteraient pas à s’appliquer une solution d’huile de palme et d’eau de javel : des moyens en somme, à la portée des maigres bourses, mais dans ces cas, l’opération d’embellissement peut tourner au vinaigre.

La forte vente des produits pharmaceutiques utilisés pour la dépigmentation, a fait déborder cette catégorie de médicament des rayons de pharmacie pour se retrouver dans le circuit du marché informel et le commerce des produits cosmétiques.

A plusieurs reprises les autorités de Nouakchott, ont tenté en vain de mettre en place des stratégies répressives face à la prolifération des produits pharmaceutiques. Celle-ci occasionne la vente d’un produit dangereux par des incompétents qui ne soucient pas des indications, contre-indication et période de validité d’utilisation. Mais l’arbre du marché Capitale qui cache la forêt et d’autres points de vente abritent toujours ces vendeurs non avertis de miracles.

Crise d’identité ou Révolution Esthétique ?
A vrai dire, une question a toujours sauté à l’œil face à ce problème de dépigmentation à savoir si certains se verraient mal dans leur peau. Envoyé Spécial avait déferlé la chronique en diffusant via une chaîne française un numéro intitulé Les « Négresses Blanches » du Sénégal. Ce reportage a été d’une réussite exemplaire non seulement montrant le train-train des femmes s’adonnant à cet exercice fastidieuse de dépigmentation. Mais ce reportage a su montrer la face cachée de l’Iceberg à savoir la question de la crise identitaire, qui avait provoqué un scandale, comme si un « complexe d’infériorité » se promenait quelque part dans la tête certains. Thèse que réfutent catégoriquement les défenseurs de la dépigmentation. Ils répliquent en donnant l’exemple du bronzage chez les blancs, qui présentait aussi certains aspects de similitude avec la dépigmentation, certains n’hésitant à s’appliquer des produits qui pouvaient présenter des dangers.

Originalité
L’explosion de la dépigmentation date aux alentours de l’époque de la deuxième guerre mondiale. Des yankees basés en Asie du Sud l’avaient découvert chez des femmes Asiatiques qui utilisaient un produit pour rendre leur teint plus laiteux et clair. Ils les rapportèrent en guise de proie de guerre dans leur sac à dos pour leurs épouses en quête de nouveautés cosmétiques.
L’affaire a vite tourné à l’échelle industrielle pour donner les produits appelés « lightening ».

Même si la dépigmentation reste en général une affaire de femme en Mauritanie même si nous notons quelques cas dans la communauté gays les « Goor Jigen » et chez des jeunes garçons dits « Branchés » , espérons pas qu’il n’atteigne le voltage de la République Démocratique du Congo où c’est une monnaie courante de voir les hommes aussi s’éclaircir la peau.

En ces temps de révolution de beauté et d’élégance, la chirurgie esthétique aussi se frotte les mains étales toutes les prouesses et fantaisies possibles, des produits anti-rides aux lifting, piercing et même des opérations chirurgicales de grandes envergures.Toujours dans le même registre on a vu la dépigmentation se moderniser avec des pratiques moins fastidieuses telles que l’injection ou le produit nommé communément 72 heures qui peuvent éclaircir le sujet en trois jours seulement, mais gare aux effets secondaires. Et les « Nouvelles Technologies de Beauté et d’élégance artificielles « deviennent de plus en plus accessibles. Michael Jackson et sa sœur Janette étaient l’un des pionniers et cobayes phares qui ont amplement fait la publicité. On a comme l’impression que la beauté rime de plus en plus avec métamorphose, transmutation, changement voir « dénaturalisation ». Dans les sphères de la jet-set, on peut toujours accuser son teint de non attrayant pour capter les ondes d’un nouveau mari, d’un emploi. Un nez écrasé peut être fatal, dans le show-biz, pour être au top des hit parades. Réajuster ses seins ou se faire des muscles artificiels à Hollywood est un must.
On a finit par classer à tort ou à raison la dépigmentation dans le registre des « Nouvelles Technologies de Beauté et d’élégance artificielles « .

Maxou

13 décembre, 2006

Cyber-escroquerie : : Bill Gates Foundation Lottery For Internet Expansion In Africa

Classé sous Non classé — azizgueye @ 11:47

Dans la suite de notre dossier sur la cyberescroquerie, nous vous proposons les messages attrappe-nigauds les plus répandus. Voici le dernier que nous avons reçu et qui porte sur une prétendue loterie organisée par la Fondation Bill Gates. Il s’agit bien entendu d’un scam.

BILL GATES FOUNDATION

A Votre Aimable Attention

Nous Avons Le Plaisir De Vous Annoncez Que Vous Etes L’un Des Heureux
Gagnants De La Bill Gates Foundation Lottery For Internet Expansion In
AFRICA Dont Le Siege Social Mondial Pour Ce Trouve A PARIS.
Une Loterie Portant Sur Les Adresses Email Des Internautes .

La Valeur Totale En Jeu Est De 100.000 000 Millions Euros Et Votre
Adresse a ici Tiré Au Sort Par Sélection Informatique Lors De Notre
Premier
Tirage Annuel Effectue La Semaine Dernière Au Siege Mondial Sis A
Paris.

Vous Faites Donc Partie Des Heureux Gagnants Et Votre Gain Est De
250.000 Euros.

Pour Entrer En Possession De Votre Lot,
Veuillez Adressez Exclusivement Par email Au siège Mondial De La
Bill Gates Foundation Lottery For Internet Expansion In the world Un
Courrier
Comportant :
Votre Nom, Prénoms, Adresse Complète, Numéro De Téléphone, Fax, email
Ainsi Qu’une Copie De Votre Carte Nationale D’identité Ou Passeport.
Apres Quoi Il Vous Sera Explique Comment Entre En Possession De Votre
Lot.

Recevez Encore Toutes Nos Félicitations

MME MURIELLE CARPENTIER
Directrice Des Opérations Afrique et Outre mer
Nb : Faite nous parvenir un email.
75823 CEDEX PARIS AVENUE MONTPARNASSE

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